Le 14 août, on part du camping assez tôt et on va faire un tour de ville en VR afin de voir où est le City Hall (hôtel de ville). Ça va bien pour se déplacer en ville avec le VR.
Puis, on se dirige vers l’État de Washington.
On arrive assez rapidement à la frontière américaine, enfin à l’emplacement de la frontière américaine. Il semble y avoir un assez long moment d’attente. Il y a environ huit à dix endroits possibles où passer et il y a des files d’auto pour chacune des entrées.
On choisit une file et on attend. En avant et à côté de nous, il y a des gens qui sortent de leur auto et vont à la salle de toilette dans un bâtiment à côté des entrées.
Les autos passent moins vite dans notre file. On a envie de changer de file, mais on se dit que ça revient au même.
Ben…Non! Ça revient pas au même!
Dans notre file, il y un agent en formation et on n’est est pas sans savoir que quand quelqu’un est en formation (et plus particulièrement un agent des douanes), il se doit d’apprendre les bonnes affaires et il doit appliquer les règlements à la lettre.
On arrive. C’est notre tour.
On donne les passeports. Il les passe dans le scanner (c’est à partir de ce moment qu’ils savent tout de nous) et le jeune stagiaire nous demande d’où on vient (je sais pas pourquoi, il devrait l’avoir vu dans son ordinateur).
-Avez-vous des fruits?
-Oui
-Quelle sorte de fruits?
-Une pêche.
Hum…Mauvaise réponse, on dirait.
Le jeune stagiaire regarde son superviseur d’un oeil inquiet.
Ils se concertent quelques instants et le stagiaire écrit quelque chose sur un papier orange (la même couleur orange des costumes que les prisonniers portent en prison aux États-Unis)
Et le jeune stagiaire nous dit qu’on doit subir une inspection secondaire. Il demande à Mario si je suis sa femme (Mario dit oui); il nous dit de suivre les instructions pour trouver le stationnement pour une inspection secondaire et de se présenter tous les deux en dedans de la bâtisse et que quelqu’un va nous rencontrer.
Mario lui demande, ironiquement:"Allez-vous nous mettre en prison »?
Le jeune stagiaire, décontenancé, regarde à nouveau son superviseur, l’oeil encore plus inquiet que tout à l’heure.
Le superviseur nous redit de se rendre au stationnement, puis à l’intérieur.
Bon.
Pas chanceux…
Quand on a vu le stationnement plein, on s’est dit qu’on était pas les seuls à être « pas chanceux ».
Mario a pris sa canne et le petit papier orange et on est allés à l’intérieur.
Et quand on est entrés en dedans, c’était comme à l’aéroport quand on enregistre nos bagages et qu’il y a une file à n’en plus finir.
On se prépare mentalement à passer une bonne partie de l’après-midi à attendre.
À peine quelques minutes après être entrés, alors qu’on était vers le fin de la file, une agente vient nous voir et nous demande de la suivre.
Pourquoi nous? Pourquoi est-ce qu’on passe avant tout le monde? Avoir su, on l’aurait mangée, la pêche.
Et là, les questions commencent.
-Vous avez des fruits? (Ben, on n’a pas DES fruits, on a UN fruit, on a UNE pêche). Evidemment, ce n’est pas ce qu’on a répondu. On a été polis. À la douane, on doit être polis.
On a dit : « Oui, une pêche ».
-Avez-vous des légumes?
-Oui
-Quels légumes?
-On a des échalotes. (J’ai vu dans sa face que c’était une autre mauvaise réponse). On a de la laitue et un avocat. (Oups! je pense que c’est pas correct, un avocat).
Avez-vous des tomates?
-Non. (Elle avait l’air contente; enfin, une bonne réponse).
-Avez-vous de l’agneau?
-Non. (Une autre bonne réponse, on s’en vient bons)
-De la viande?
-Non. (Si ça continue, on va gagner un prix)
-Saucisses?
-Ben oui, deux, on en a deux. (C’est même pas nous qui les avons achetées les saucisses, c’est un campeur allemand qui nous les a données, car il reprenait l’avion et il nous a refilé ses saucisses et en plus il nous a donné un steak, mais on l’a mangé).
C’est alors qu’elle nous a donné un formulaire à remplir pour une déclaration plus complète. Un formulaire pour nous deux. Nom, numéro de passeport et déclaration de ce qu’on a dans le VR, par rapport à la nourriture.
Je remplis le questionnaire.
Après quoi, elle nous demande la clé du VR.
Moi, naïve, j’offre d’y aller avec elle pour lui montrer de quel VR il s’agissait.
Elle m’a dit: « Non,non, j’ai la photo du VR »
Ben oui, c’est vrai, y savent tout de nous.
Elle est revenue pas très longtemps après et j’ai cru entendre mon nom dit d’une drôle de manière. C’est elle qui nous rappelait à son comptoir.
Elle a saisi 2 patates (j’avais oublié d’écrire les patates), 2 ou 3 échalottes, les 2 saucisses et mon avocat et elle n’a même pas pris la pêche (elle a pas dû la trouver, car elle n’était pas au frigo).
Coudonc…
C’est la loi.
Tout ça a duré un bon deux heures.
Imaginez si on n’était pas passés devant tout le monde.
Ah! Oui! Et pourquoi, on est passés devant tout le monde? On pense que c’est parce que Mario avait une canne et qu’elle ne voulait pas le faire attendre trop longtemps. Ça doit être dans leurs règlements, j’imagine.
Y en a des bons, des règlements!
Puis, on est repartis. En chemin, on est passés au-dessus des nuages.
Voici une photo pour les sceptiques.
Et on a roulé sur la 2 jusqu’à Levenworth dans un terrain de camping qui nous avait été recommandé par le gérant de ce camping que Mario avait rencontré à Peachland.
Un très beau camping!


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