Lundi, le 18 août, On se lève assez tôt après une bonne nuit de sommeil. Le camping qu'on a choisi hier était vraiment tranquille: pas de trains, pas d'avions, pas d'autoroutes à proximité. C'est le Bridge Bay à l'intérieur de parc Yellowstone.
On est assez satisfaits de notre journée d'hier, mais déçus de ne pas avoir vu plus d'animaux sauvages. Même si on ne peut se comparer à des citadins pure laine et qu'on soit habitués de voir des animaux dans le bois ou parfois sur les routes, on s'attendait à voir beaucoup d'animaux, et ce, depuis l'Alaska.
Heureusement, en ce lundi matin, on a été choyés, car on a vu beaucoup de bisons et certains de très près.
Même s'il y a beaucoup moins de trafic qu'hier, en ce lundi matin, la route est très difficile. On avance à pas de tortue, car le chemin est très tortueux et les côtes très nombreuses.
Hier soir, on a regardé la route qu'on devrait prendre pour se rendre à Laurel, dans un premier temps, et plus loin si on n'était pas trop fatigués, car on a décidé qu'il était temps de retourner chez nous après presque deux mois de voyage.
Donc, ce matin, j'ai programmé le GPS pour Laurel. Mais, OUPS, il veut me faire passer par Cody.
On ne l'a pas écouté.
On aurait dû...
J'ai regardé la carte et je me suis dit que ce serait trop long par Cody et que la route 212 nous amènerait plus rapidement à notre destination. Je consulte Mario et il est bien d'accord. C'est plus court par la 212.
On ferme le son de GP et on se dit qu'il s'ajusterait au fur et à mesure.
Il n'y a pas seulement notre GPS qui a dû s'ajuster, nous aussi.
Plus on avançait et plus les routes étaient tortueuses et remplies de côtes.
Mais avant d'arriver à la route 212, nous devions, avant tout, sortir du parc et nous n'étions pas au bout de nos peines, car tous les véhicules roulaient vraiment lentement à cause de l'étroitesse des chemins et des descentes qui n'en finissaient plus. Plus souvent qu'autrement, c'est la pédale des freins qui était sollicitée et non celle de l'accélérateur. De plus, il n'y avait pas toujours des rampes de protection et même s'il y en avaient eu, elle n'auraient pas servi à grand chose vu la profondeur des précipices.
Il y avait certaines portions de route qui étaient plus plates (plates dans le sens de plat) ce qui nous a permis d'observer de loin quelques troupeaux de bisons.
Et ça recommençait de plus belle. On devait freiner pour deux, car on suivait un gros motorisé et on devait freiner pour nous aussi dans les courbes à 45 degrés et dans les pentes à je sais pas à combien de degrés, mais c'était à pic à faire peur. (Je dis ON car, instinctivement, je portais mon pied droit sur une pédale fictive)
Tant et si bien que quand nous sommes arrivés au Yellowstone General Stores, on a constaté que les freins chauffaient.
Bon.
On va attendre que ça refroidisse avant de continuer parce qu'on ne sait pas comment est la route qui nous attend.
Heureusement, parce que je crois qu'on serait encore là.
Après une bonne trentaine de minutes, on y va en se disant qu'on vérifierait à la fin du parc qui, selon la carte, n'est vraiment pas loin.
Quelques kilomètres plus loin, on arrive à la fin du parc Yellowstone, on vérifie et les pneus ont pu refroidir de façon significative.
On se croise les doigts et on repart.
On passe à Cooke City.
Ça fait du bien de voir qu'il y a un peu de vie: un poste d'essence, quelques commerces et des personnes qui arrivent de la route qu'on s'apprête à prendre et qui, apparemment, sont en vie.
On continue, confiants.
Et voilà qu'on recommence à monter.
On voit alors se pointer une annonce qui se précise au fur et à mesure qu'on approche:
The Top of the World, ça nous rappelle des souvenirs, ça. On est passés par the Top of the World Ywy entre Dawson City, au Yukon et Tok, en Alaska.
Moi, j'ai dit:"C'est bizarre, ça. On a déjà atteint le "top of the world"en Alaska; il ne peut pas y avoir deux" top of the world".
Mario m'a dit: "Oui, c'est possible, vu que la terre est ronde".
Moi, j'ai pensé:"??????????????????????????????????????", mais je l'ai pas dis.
J'ai plutôt enchaîné en disant: "C'est une bonne nouvelle; on est rendus au plus haut. Il nous reste seulement à redescendre".
Je ne sais pas quelle définition ILS (ceux qui ont ont eu l'idée d'appeler ce lieu the Top of the World) donnent à cette expression mais, en ce qui me concerne, le TOP ça doit être le TOP et il ne doit rien y avoir de plus haut.
Mais ça n'a pas été le cas, loin de là...
Là, c'est vrai, on monte pis pas à peu près!
On commence même à voir de la neige.
On n'a jamais vu de la neige d'aussi près dans toutes les montagnes qu'on a vues depuis le début de notre voyage. On est vraiment haut.
Voilà qu'on arrive dans le Montana (On était au Wyoming) et j'ai fait une tentative de blagues. J'ai dit:"Au Montana, on monte". Il n'a pas ri. Ouais...j'avoue que ce n'était pas ma meilleure.
Mais n'empêche qu'on monte toujours...
Une petite pluie avec ça?
Monter, moi ça me dérange pas. La seule chose, c'est que plus on monte, plus il faut redescendre. Et, en soi, descendre non plus, ça me dérange pas, mais, il a descendre et descendre.
| Les deux mains sur le volant pour les bonnes raisons. |
Après avoir enclenché notre descente, on s'arrête dans une halte d'où on a une vue panoramique. Les deux courbes que l'on voit au centre de la photo, c'est la route qu'on devra prendre pour continuer notre descente abrupte.
On finit par retrouver un terrain plat; on rêve de rouler sur une autoroute.
On arrive bientôt sur la 94.
On franchit notre premier objectif: Laurel.
On remarque quelques raffineries dans cette région du Montana.
On trouve ça vraiment facile de rouler sur cette autoroute, alors on fait plusieurs heures de route et on se rend à Miles City où on constate qu'on a parcouru 9600 milles jusqu'à maintenant.
Miles City a abrité, avec sept autres villes du Montana, une station de radar de 1954 à 1968. En effet, suite à la guerre de Corée, les Américains craignaient une attaque surprise des Russes et ont établi plusieurs stations de surveillance.
Tout au long de la route, on peut observer la décor sans crainte de heurter une montagne ou de tomber dans un précipice.
C'est le bonheur!
En souvenir de ce périple, voici le chemin emprunté lors de notre passage dans le parc Yellowstone.
On est entrés par Gardiner, dans le haut de l'espèce de 8, en haut, à gauche; on a suivi le contour du 8 pour aller en haut vers la droite en passant par Tower Jct et Cooke City et on a suivi la 212 vers le Nord-Est.





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire