samedi 30 août 2014

Dernière étape

Samedi, le 23 août, nous franchissons la dernière étape du voyage.   Notre objectif aujourd'hui: le lac Hébécourt, endroit même où a commencé notre périple le 29 juin dernier.
Dans quelques heures, la boucle sera bouclée.
Mais pas tout de suite, car nous devons faire un autre détour aujourd'hui; nous devons aller à Earlton, au magasin de VR.
Après Earlton, nous passons par Kirkland Lake où on va dîner.
Et puis, qu'est-ce qu'on voit là-bas?


On est arrivés au Québec.  On était contents de partir, mais on est contents de revenir.
Et là qu'est-ce qu'on voit?



Et pour terminer:


Samedi soir, il y a justement un souper de groupe au camping.  
On a dormi dans notre roulette samedi soir.
Demain, on rentre à la maison.






   




vendredi 29 août 2014

De Nipigon à Timmins

Vendredi, le 22 août, nous quittons Nipigon pour se diriger vers Timmins.  On se rapproche  de plus en plus de chez nous et le décor nous semble de plus en plus familier aussi.  Le "décor" est pas mal plus homogène comparativement à tout ce qu'on a vu depuis le dernier mois et demi de notre voyage.
De ce fait, je suis moins portée à prendre des photos. En voici quand même quelques-unes:





Sur l'heure du dîner, nous sommes arrêtés à Wawa pour entreprendre ensuite la dernière partie de la route pour aujourd'hui.
Cependant, après avoir regardé la carte, j'ai dit à Mario que j'aimerais faire une petite pause à Chapleau, car c'est là que j'ai commencé à marcher à l'âge de un an environ.  C'était dans un camp pour bûcheron où mes parents travaillaient en 1950.
Parfait, on va arrêter même si on a hâte d'arriver à Timmins et puis d'arriver chez nous.


J'ai pris plusieurs photos à Chapleau pour moi-même, d'abord, mais aussi pour ma mère, espérant lui faire rappeler de bons souvenirs.
Presque tout Chapleau y a passé: les maisons, le train, la gare, l'église, etc.









Je me sentais comme dans un élan de sentimentalisme: revoir la ville de mes un an, c'est quelque chose quand même.
Cet élan m'a transportée jusqu'à Timmins; j'essayais de m'imaginer la vie dans ce temps-là.
Mario me dit qu'on a franchi 11,000 milles, et ce, aux environs de Wawa.  Cela m'a sortie de mes rêveries.
Puis, on voit Timmins poindre au loin.


On est allés souper chez Boston Pizza et à côté du resto, il y avait un orignal (pas un vrai) et j'ai pris une photo car, tout le long du voyage Mario me disait de surveiller pour voir des orignaux et on n'en a pas vus vraiment.


Il y avait une fête à Timmins, mais on a pas réussi à se stationner près des festivités, alors on est allés dans la cour du Walmart pour passer la nuit.
Petit fait cocasse:
Quand, j'ai dit à ma mère que j'avais fait un détour de 20 kilomètres  (quand même) pour me rendre à Chapleau afin de voir la ville de ma petite enfance, où j'ai fait mes premiers pas, et lalali et lalala... elle m'a dit:"C'était pas à Chapleau que tu as fait tes premiers pas, c'est à Timmins".
Bon.
Déception momentanée...



















jeudi 28 août 2014

De Saganaw à Nipigon

Jeudi, le 21 août, on est repartis sur la route 2, puis la 35 Nord et la 61 Nord en direction de Thunder Bay.
En partant, il y avait beaucoup de brume.


Nous contournons le lac Supérieur.  
Tout au long de la route, nous traversons quelques tunnels.


Nous avons dû faire un détour, car une portion de la route était fermée.  Le temps pluvieux et brumeux nous a aussi ralentis.
À la fin du détour, on arrive à Grand Marais où nous avons décidé de dîner avant de traverser la frontière canadienne.



Après le dîner, on est allés au bord du lac Supérieur.


Puis, on passe à la frontière canadienne.  Tout un contraste avec le passage de la frontière américaine le 14 août dernier.  
C'est rapide et pas compliqué du tout.
On décide de se rendre à Nipigon, dernière ville avant de changer de route une autre fois.














mercredi 27 août 2014

De Fargo à Saganaw

Mercredi, le 20 août, on quitte le Walmart de Fargo et, rapidement, on se retrouve sur l'autoroute 94 sur laquelle on roulera à peine , car nous devrons prendre la route 29, vers le nord, puis la 2 vers l'est jusqu'à Duluth ou un peu avant.
On passera par quelques villes comme: Grand Forks, Crookston, Bemidji, Grand Rapids jusqu'à Duluth.


On a fait beaucoup de route en ce mercredi.  On a rien remarqué de vraiment frappant, donc on ne s'est pas arrêtés pour aucune visite.  
Les terrains de campings n'étaient pas bien situés par rapport à notre route et on ne voulait pas entrer dans la ville de Duluth, car on voulait un endroit tranquille pour bien dormir.
Il faut dire que la veille, dans la cour du Walmart à Fargo, on avait eu droit à tout un concert de trains et de sirène de police une bonne partie de la nuit.
J'ai pris quelques photos tout au long de la route.







Juste avant Duluth, à Saganaw, j'ai trouvé un terrain de camping sur la route 2 grâce à mon application Allstays.
Au terrain de camping, on nous informe que les cartes de crédit ne sont pas acceptées; c'est la première fois que ça arrive depuis le début de notre voyage et il se trouve que demain, on rentre au Canada, donc on n'a pas beaucoup d'argent américain sur nous.
Moi, je pensais qu'il me restait 1$ et Mario même pas 20$.
Bon.
On est fatigués et on n'a pas le goût de continuer plus loin.  On demande si on peut payer avec de l'argent canadien.  La fille va s'informer à son patron.
Entre temps, je regarde encore dans mon portefeuille et Youppi!, il ne me reste pas 1$, il me reste 19$ et ça coûte 25$ taxes comprises.
C'est réglé!
On s'installe et on se fait un petit souper.
Durant la soirée, on socialise avec un Américain qui vient de Floride et qui est dans la région pour se trouver un emploi d'électricien. Son VR est un ancien autobus scolaire peint en rouge et blanc.
On a passé une bonne partie de la soirée dehors et on appréciait le calme de la nature et la beauté du paysage. Il y avait une belle rangée de bouleaux qui bordait le terrain de camping.
Cette contemplation fut de courte durée, car quelques temps après, on a eu droit un un beau Tchou!  Tchou! qui nous parvenait directement de l'autre côté de la belle rangée de bouleaux.
Ah!  Les trains!  On dirait qu'ils nous suivent partout où on va. 












Jamais deux sans trois.

Mardi, le 19 août, on quitte Miles City (Montana) en direction de Bismarck (Dakota du Nord).  C'est un premier objectif et tout comme la veille, on réévaluera la situation en cours de route.  Les facteurs qui influenceront notre décision d'arrêter à Bismarck ou de continuer ne sont plus motivées par l'état des routes, Dieu merci!
Ce qui peut faire varier notre horaire est davantage relié au fait qu'on s'arrête pour prendre des pauses soit pour se reposer, soit pour faire une visite touristique.
Justement, sur notre parcours se trouve le Theodore Roosevelt National Park où on peut observer un paysage vraiment spécial.




On a l'autoroute 94 à nous tout seuls: presque pas de trafic.  
L'autoroute, quelle belle invention ou plutôt quelle bonne idée! 
En savourant le plaisir de rouler en toute tranquillité et en regardant défiler des images peu familières, je me demandais depuis combien de temps existait ce système routier.

Puits de pétrole

Sculpture géante

Transport d'une aile d'éolienne

Et, ça été plus fort que moi; j'ai fait une recherche sur Google:


Près de Dawson (pas Dawson Creek ni Dawson City, un autre Dawson au Dakota du Nord), on atteint 10000 milles au compteur.
Tout va très bien.  Pas de montagnes en vue.  Ça se comprend: on est dans le Dakota du Nord, l'État juste en-dessous du Manitoba.
On se dirige vers le Nord-Est et sans parler de notre voyage au passé, on relate les bons moments depuis notre départ.  
Tout va tellement bien, qu'après avoir examiné la carte, on décide de se rendre à Fargo qui est presque à la frontière du Minnesota, juste à l'est de Dakota du Nord.
Arrivés à Fargo, on circulait au centre-ville et en s'approchant d'une lumière rouge, Mario, avec son oeil préventif, me dit:"As-tu vu ça?  Juste là sur le coin?"
-Oh!  C'est pas vrai!  Décidément!  Ils ont de la suite dans les idées, ceux-là...
Ben oui, ils étaient là!  Et ils ne se cachaient pas en plus.  Ils avaient l'air à être plus qu'un à voir la grosseur des installations. 



Inutile de vous dire qu'on avait hâte que la lumière de circulation change pour qu'on s'éloigne le plus tôt possible avant que le pire n'arrive. 
C'est là qu'on s'est rendus compte que le mauvais pressentiment qu'on avait eu à Wallace venait de se réaliser.  C'est bien la preuve qu'il ne faut pas relâcher notre surveillance d'ici la fin du voyage.
Et une autre fois, on s'est dit:"Jamais deux sans trois".



Du parc Yellowsotne à Miles City

Lundi, le 18 août, On se lève assez tôt après une bonne nuit de sommeil. Le camping qu'on a choisi hier était vraiment tranquille: pas de trains, pas d'avions, pas d'autoroutes à proximité. C'est le Bridge Bay à l'intérieur de parc Yellowstone.


On est assez satisfaits de notre journée d'hier, mais déçus de ne pas avoir vu plus d'animaux sauvages.  Même si on ne peut se comparer à des citadins pure laine et qu'on soit habitués de voir des animaux dans le bois ou parfois sur les routes, on s'attendait à voir beaucoup d'animaux, et ce, depuis l'Alaska.
Heureusement, en ce lundi matin, on a été choyés, car on a vu beaucoup de bisons et certains de très près.



Même s'il y a beaucoup moins de trafic qu'hier, en ce lundi matin, la route est très difficile.  On avance à pas de tortue, car le chemin est très tortueux et les côtes très nombreuses.


Hier soir, on a regardé la route qu'on devrait prendre pour se rendre à Laurel, dans un premier temps, et plus loin si on n'était pas trop fatigués, car on a décidé qu'il était temps de retourner chez nous après presque deux mois de voyage.  
Donc, ce matin, j'ai programmé le GPS pour Laurel.  Mais, OUPS, il veut me faire passer par Cody.
On ne l'a pas écouté.  
On aurait dû...
J'ai regardé la carte et je me suis dit que ce serait trop long par Cody et que la route 212 nous amènerait plus rapidement à notre destination.  Je consulte Mario et il est bien d'accord.  C'est plus court par la 212.
On ferme le son de GP et on se dit qu'il s'ajusterait au fur et à mesure.
Il n'y a pas seulement notre GPS qui a dû s'ajuster, nous aussi.  
Plus on avançait et plus les routes étaient tortueuses et remplies de côtes.

Mais avant d'arriver à la route 212, nous devions, avant tout, sortir du parc et nous n'étions pas au bout de nos peines, car tous les véhicules roulaient vraiment lentement à cause de l'étroitesse des chemins et des descentes qui n'en finissaient plus. Plus souvent qu'autrement, c'est la pédale des freins qui était sollicitée et non  celle de l'accélérateur.  De plus, il n'y avait pas toujours des rampes de protection et même s'il y en avaient eu, elle n'auraient pas servi à grand chose vu la profondeur des précipices. 
Il y avait certaines portions de route qui étaient plus plates (plates dans le sens de plat) ce qui nous a permis d'observer de loin quelques troupeaux de bisons.


Et ça recommençait de plus belle.  On devait freiner pour deux, car on suivait un gros motorisé et on devait freiner pour nous aussi dans les courbes à 45 degrés et dans les pentes à je sais pas à combien de degrés, mais c'était à pic à faire peur. (Je dis ON car, instinctivement, je portais mon pied droit sur une pédale fictive)
Tant et si bien que quand nous sommes arrivés au Yellowstone General Stores, on a constaté que les freins chauffaient.  
Bon.


On va attendre que ça refroidisse avant de continuer parce qu'on ne sait pas comment est la route qui nous attend.
Heureusement, parce que je crois qu'on serait encore là.
Après une bonne trentaine de minutes, on y va en se disant qu'on vérifierait à la fin du parc qui, selon la carte, n'est vraiment pas loin.
Quelques kilomètres plus loin, on arrive à la fin du parc Yellowstone, on vérifie et les pneus ont pu refroidir de façon significative.
On se croise les doigts et on repart.
On passe à Cooke City.



Ça fait du bien de voir qu'il y a un peu de vie: un poste d'essence, quelques commerces et des personnes qui arrivent de la route qu'on s'apprête à prendre et qui, apparemment, sont en vie.
On continue, confiants.
Et voilà qu'on recommence à monter.



On voit alors se pointer une annonce qui se précise au fur et à mesure qu'on approche:


The Top of the World, ça nous rappelle des souvenirs, ça.  On est passés par the Top of the World Ywy entre Dawson City, au Yukon et Tok, en Alaska.
Moi, j'ai dit:"C'est bizarre, ça.  On a déjà atteint le "top of the world"en Alaska; il ne peut pas y avoir deux" top of the world".
Mario m'a dit: "Oui, c'est possible, vu que la terre est ronde".
Moi, j'ai pensé:"??????????????????????????????????????", mais je l'ai pas dis.
J'ai plutôt enchaîné en disant: "C'est une bonne nouvelle; on est rendus au plus haut.  Il nous reste seulement à redescendre".
Je ne sais pas quelle définition ILS (ceux qui ont ont eu l'idée d'appeler ce lieu the Top of the World) donnent à cette expression mais, en ce qui me concerne, le TOP ça doit être le TOP  et il ne doit rien y avoir de plus haut.
Mais ça n'a pas été le cas, loin de là...

Là, c'est vrai, on monte pis pas à peu près!


On commence même à voir de la neige.


On n'a jamais vu de la neige d'aussi près dans toutes les montagnes qu'on a vues depuis le début de notre voyage. On est vraiment haut.


Voilà qu'on arrive dans le Montana (On était au Wyoming) et j'ai fait une tentative de blagues.  J'ai dit:"Au Montana, on monte". Il n'a pas ri. Ouais...j'avoue que ce n'était pas ma meilleure.
Mais n'empêche qu'on monte toujours...


Une petite pluie avec ça?


Monter, moi ça me dérange pas.  La seule chose, c'est que plus on monte, plus il faut redescendre.  Et, en soi, descendre non plus, ça me dérange pas, mais, il a descendre et descendre.

Les deux mains sur le volant pour les bonnes raisons.
Après avoir enclenché notre descente, on s'arrête dans une halte d'où on a une vue panoramique.  Les deux courbes que l'on voit au centre de la photo, c'est la route qu'on devra prendre pour continuer notre descente abrupte.

On finit par retrouver un terrain plat; on rêve de rouler sur une autoroute.  
On arrive bientôt sur la 94.  
On franchit notre premier objectif: Laurel.
On remarque quelques raffineries dans cette région du Montana.


On trouve ça vraiment facile de rouler sur cette autoroute, alors on fait plusieurs heures de route et on se rend à Miles City où on constate qu'on a parcouru 9600 milles jusqu'à maintenant.
Miles City a abrité, avec sept autres villes du Montana, une station de radar de 1954 à 1968.  En effet, suite à la guerre de Corée, les Américains craignaient une attaque surprise des Russes et ont établi plusieurs stations de surveillance.


Tout au long de la route, on peut observer la décor sans crainte de heurter une montagne ou de tomber dans un précipice.  
C'est le bonheur!




En souvenir de ce périple, voici le chemin emprunté lors de notre passage dans le parc Yellowstone.


On est entrés par Gardiner, dans le haut de l'espèce de 8, en haut, à gauche; on a suivi le contour du 8 pour aller en haut vers la droite en passant par Tower Jct et Cooke City et on a suivi la 212 vers le Nord-Est.